Le sous-comptage et le logiciel EMS pour obtenir des Certificati Bianchi
En Italie, seules les économies d'énergie mesurées donnent droit aux Certificati Bianchi.

Cet article concerne les entreprises situées en Italie.
Les Certificati Bianchi, ou titres d'efficacité énergétique, rémunèrent les économies d'énergie réellement réalisées. Le GSE n'accorde pas de prime sur une intention : il délivre des titres en fonction des MWh économisés, mesurés et démontrés. La mesure conditionne donc tout le projet, de la baseline jusqu'aux rapports annuels.
Des certificats délivrés sur des économies mesurées
Pour la plupart des projets industriels, le GSE (l'organisme public qui instruit les demandes) calcule les économies à partir d'une baseline : la consommation qu'aurait eue le site sans les travaux, calculée sur les années antérieures et recalculée chaque année avec les variables opératoires du site.
Un projet doit dégager au moins 10 TEP sur sa première année de suivi. Le dossier est déposé après la réalisation des travaux, dans les 120 jours suivant la fin de la période de suivi. Chaque année, le porteur de projet adresse un rapport au GSE, qui vérifie les données avant d'émettre les titres.
Constituer la baseline avec les sous-compteurs Lynx
La baseline exige au moins douze mois de mesures antérieures au projet, à une fréquence au moins horaire. Les compteurs d'utility ne suffisent pas : ils mesurent le site entier, sans distinguer les lignes concernées par les travaux.
Normaliser les consommations avec Wattseeker
Le GSE compare les consommations à service rendu égal. Le porteur de projet doit donc identifier les variables qui influencent la consommation, comme le volume produit ou le taux de charge, les mesurer et les intégrer au calcul. Faute de normalisation possible, le GSE retient une consommation de référence du marché, généralement moins favorable.
Wattseeker agrège les données d'énergie et les données de production du site. Ses modules d'analyse établissent les corrélations entre consommation et niveau d'activité, jusqu'aux régressions multi-facteurs. Le logiciel calcule aussi les économies selon l'IPMVP, le protocole international de mesure et de vérification de la performance énergétique, qui neutralise les effets de l'activité ou de la météo. Le modèle de normalisation demandé par le GSE s'appuie alors sur des données déjà structurées.

Des instruments de mesure conformes aux exigences du GSE
Pour l'électricité, la documentation du GSE demande une classe de précision B selon la norme IEC 61557-12 pour les instruments dédiés à la mesure de l'énergie.
Le Lynx-E est conforme à la norme IEC 61557-12, qui encadre les centrales de mesure industrielle. Les données issues de ces instruments sont acceptées par le GSE comme pièces justificatives du dossier.
Rendre compte chaque année au GSE
Après les travaux, la mesure se poursuit à un pas au moins aussi fin que celui de la baseline. Le rapport annuel est déposé dans les 120 jours suivant la fin de la période de suivi. Pour chaque intervalle, il indique la consommation mesurée, les variables opératoires, la baseline recalculée et l'économie obtenue.
Wattseeker exporte l'ensemble des données au pas de temps choisi et génère des rapports automatiques. Le GSE peut contrôler le projet pendant toute sa vie utile, jusqu'à dix ans. L'historique conservé sur la plateforme sert alors de pièce justificative en cas d'inspection.


